La Commune | Géographique | Nom des rues
Nom des rues

Allée des Erables
Allusion aux arbres qui bordent la rue.  L'érable est un arbre du genre Acer, appartenant à la famille des Sapindacées. En Suisse, plus de la moitié des érables champêtres se trouve dans le Jura.
Chemin de la Pomologie
Une société de pomologie avait été créée en 1897, afin d’améliorer l’horticulture et l’arboriculture. Elle possédait un terrain derrière la rue de l’Epervier.
Chemin des Jonquilles
La jonquille (Narcissus pseudonarcissus), aux fleurs jaunes très caractéristiques, se rencontre au printemps dans les prairies montagnardes et subalpines. Chaque fleur possède une longue corolle jaune vif dentée et des pétales dressés plus clairs. Les feuilles sont longues et dressées.
Chemin Jules Perrenoud
Nom donné en 1947.  Du nom de l’industriel Jules Perrenoud (1839-1914), qui fonde une entreprise qui vend de la mercerie et du tissu. En 1867, il y adjoint la vente de meubles. En 1886, il décide de fabriquer les meubles qu’il vend dans des succursales en Suisse.
Crêt de Tête de Ran
L’idée de crêt évoque une pente raide. Selon les directions, on les affublés du nom d’un sommet jurassien.
Crêt du Mont d'Amin
L’idée de crêt évoque une pente raide. Selon les directions, on les a affublés du nom d’un sommet jurassien.
Crêt-Debély
Du nom de la famille Debély, originaire du Dauphiné (France). Bourgeoise de Neuchâtel dès 1581, issue de Jean, premier pasteur de la paroisse de Fontaines-Cernier (1536-1574). Elle devient une famille originaire de Cernier. Les plus attentifs ont sans doute remarqué en bordure de la route Cernier-Fontaines, une pierre appelée « la pierre à maître Jean » qui, dit-on, offrait un siège au pasteur lorsqu’il se déplaçait à pied d’un village à l’autre.
Crêts de la Croix
Souvent, le mot « croix » évoque une croisée de chemins. Ici, il faut y voir une allusion à la religion catholique, dont l’édifice a été construit en 1908-1909.
Impasse des Charmes
Allusion aux arbres qui bordent la rue. En Suisse, le charme se trouve principalement dans le nord du pays. Le mot charme dérive du nom latin du charme commun, carpinus. Ce mot viendrait des racines celtiques, car, désignant le bois et pen désignant la tête, car le bois de charme servait à fabriquer les jougs.
Impasse des Merisiers
Allusion aux arbres qui bordent la rue. Le merisier (Prunus avium) appartient à la famille des Rosacées. On le trouve généralement dans les forêts feuillues. Les sols frais, riches en calcaire, ainsi que les terrains plats et les sommets arrondis lui conviennent particulièrement. A l'exception des Grisons, on le trouve dans toute la suisse, généralement en dessous de 600 m.
Impasse des Trois-Suisses
Nom donné en 1947 (vrai nom = ruelle du Pommeret). Certains voulaient l’appeler « chemin des Artisans ». L’allusion aux débuts mythiques de la Confédération, naturellement. Et pourtant, la présence de 3 hommes dans cette impasse (1 terrinier, un voyer chef, et 1 cordonnier) a beaucoup amusé les Eperviers.
Impasse du Noyer
Le noyer (Juglans) est un genre de plantes appartenant à la famille des juglandacées, originaire des régions tempérées et chaudes, principalement de l'hémisphère nord.
Place de l'Hôtel de Ville
(ex Place du Marché) En 1877, le chef-lieu du district du Val-de-Ruz passe de Fontaines à Cernier, grâce notamment au fait que les autorités communales ont promis la construction d’un bâtiment des services publics, inauguré en 1879.
Place du centenaire
Allusion aux festivités qui ont marqué le centenaire de la République en 1948.
Route de l'Aurore
(ex Rue de l’Ecole d’Agriculture) Du nom du domaine agricole acheté par la commune de Cernier pour y placer l’Ecole professionnelle agricole communale, cantonalisée en 1885 pour devenir l’Ecole cantonale d’agriculture. Ce domaine est situé à l’aurore, donc à l’est du village.
Route de la Taille
Cette expression provient du bois qui est taillé, coupé.
Rue Charles L'Epplattenier
Né en 1874 à Neuchâtel. Passe son enfance aux Geneveys-sur-Coffrane. Devenu orphelin, entreprend un apprentissage de plâtrier avant de pouvoir suivre des cours aux beaux-arts à Budapest et à Paris. Professeur écouté à l’Ecole d’art de la Chaux-de-Fonds, il mène une carrière de peintre et de sculpteur (statue des Rangiers, peintures murales à Colombier), Avec ses élèves, il décorera la chapelle indépendante de Cernier-Fontainemelon (en haut de la rue de la Chapelle).
Rue Comble Emine
Il s’agit ici d’un glissement linguistique. A l’origine, on parlait des condémines, soit des terres labourables dépendant directement de la seigneurie. Par la suite, cet usage étant tombé, on a parlé de Comble Emine, c’est-à-dire de terrains produisant beaucoup, de quoi en avoir l’hémine pleine (une mesure représentant 15 litres environ).
Rue de Chasseral
Allusion à la montagne du même nom, le plus haut sommet du Jura neuchâtelois (1607 m).
Rue de l'Epervier
(ex Rue du Village) Créées en 1889, les armoiries portent un aigle déployé, d’où ensuite le surnom des habitants. Un hôtel, puis un café, portaient aussi ce nom.
Rue de la Chapelle
En 1873, les protestants se querellent et se subdivisent en 2 églises : les Nationaux, qui conservent le Temple comme lieu de culte, et les Indépendants (souhaitant une église indépendante de l’Etat), qui construisent des chapelles dans plusieurs localités du Val-de-Ruz. La paroisse indépendante de Cernier-Fontainemelon construit une chapelle à la limite des deux villages.
Rue de la République
La section radicale de Cernier qui a administré la commune jusqu’en 1960 souhaitait qu’une allusion soit faite à la révolution radicale de 1848.
Rue des Esserts
Du verbe esserter, essarter, soit « gagner des terrains pour l’agriculture et l’élevage, pour défrichement ».
Rue des Pierres Grises
On évoque sans doute ici un affleurement rocheux calcaire qui, au contact de l’air, devient gris. Il est possible que l’on ait extrait de la roche par le passé.
Rue du Bois du Pâquier
(ex Allée des Tilleuls) Etymologiquement « le bois du pâturage ». Il s’agissait d’un endroit où l’on mettait paître le bétail de la communauté. Il avait un peu l’aspect d’un pâturage boisé.
Rue du Bois Noir
Il s’agissait d’un endroit non défriché, tenu en forêt. Quant à la couleur, elle fait allusion à la densité de la végétation, qui laissait peu passer le soleil.
Rue du Pommeret
(ex Charrière Thomas). Nom donné en 1947. En rapport avec des vergers plantés d’arbres fruitiers.
Rue du Stand
Le stand de tir officiel de la commune se situait à la lisière de la forêt. La cabane dite « des Fribourgeois » représentait le stand, et la ciblerie se trouvait à 300m à l’est.
Rue Frédéric Soguel
(ex Rue Neuve) Appelée ainsi en 1947, du nom de Frédéric Soguel (1841-1903), notaire à Cernier, juge de paix du Val-de-Ruz, membre du parti radical, député au Grand Conseil, puis successivement conseiller aux Etats, conseiller national, et enfin conseiller d’Etat, en charge du département des Travaux publics.
Rue Guillaume Farel
(ex Rue du Temple) Baptisée ainsi en 1947, du nom de Guillaume Farel (1489-1565), un réformateur originaire de Gap, en Dauphiné (France). Influencé par Lefebvre d’Etaples, il adopte la loi réformée, et défend cette perspective en France, puis de 1527 à 1538, dans diverses régions de Suisse romande. Le 15 août 1530, il participe à une rixe à Valangin, après avoir prêché à Cernier.
Rue Guillemette de Vergy
Du nom d’une famille bourguignonne, propriétaire du château de Champvent. Guillemette épouse Claude d’Aarberg-Valangin en 1474, et ils font construire ensemble la collégiale de Valangin, et la dotent d’un collège de 6 chanoines et d’un prévôt. Devenue veuve, elle dirige le comté de Valangin jusqu’à sa mort. Elle se distingue par sa résistance à l’introduction de la foi nouvelle et s’oppose à Farel.
Rue Henri Calame
Nommée ainsi en 1947, du nom d’un ancien instituteur, devenu rédacteur du Neuchâtelois de 1892 à 1912, journal radical paraissant à Cernier. Conseiller communal à Cernier, et député au Grand Conseil, qu’il préside de 1903 à 1904. Elu au Conseil national, qu’il préside en 1918. Et enfin, conseiller d’Etat, chef du département des travaux publics.
Rue Jean-Paul Zimmermann
Nom donné en 1976. Né en 1889 à Cernier, Jean-Paul Zimmermann fait ses études à Neuchâtel et à Paris. Il devient professeur à la Chaux-de-Fonds, où  son enseignement marque ses élèves  en professeur de littérature passionné et passionnant. Il écrit plusieurs romans, des pièces de théâtre, et a appartenu au groupe d’intellectuels chaux-de-fonniers qui a créé la revue littéraire éphémère intitulée « Les Voix ».
Rue Robert Comtesse
Né en 1847 à Valangin, étudie à Neuchâtel, Heidelberg et Paris. Avocat, puis juge d’instruction. Conseiller d’Etat en 1876, en remplacement de Numa Droz, dirige le département de Police, puis dès 1877 celui de l’Intérieur, qui comprendra plus tard celui de l’Industrie et de l’Agriculture. Il s’occupa notamment de la création de l’hospice de Perreux, de l’Ecole cantonale d’agriculture, et de la Caisse cantonale d’assurance populaire. Il entre au Conseil national, puis est nommé au Conseil fédéral de 1899 à 1912. Il préside la Confédération en 1904 et en 1910. Sous sa houlette se met en place la Banque nationale. Meurt en 1922.